Portrait de la ville de Sarajevo à travers l'évocation de personnages historiques et de lieux emblématiques qui ont tous un rapport avec l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, le 28 juin 1914.
Poursuivant l'entreprise commencée avec son Manuel d'exil, Velibor Colic reproduit l'errance désespérée des migrants, évoquant avec humour ses rapports avec les institutions, les administrations, les psychiatres mais aussi les écrivains et les femmes. Il mêle à ce récit autobiographique une réflexion tourmentée et lucide sur l'exil.
Un récit halluciné et drolatique dans lequel l'écrivain relate son enrôlement au sein des troupes croato-bosniaques pour participer à l'invasion de la Bosnie en 1992. Il raconte son quotidien de soldat jusqu'à sa désertion, laquelle le contraint à l'exil et à se défaire de sa langue maternelle pour le français. L'horreur de la guerre est contrebalancée par la douceur des souvenirs amoureux.